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Jean-Jacques LELEU - Secrétaire Général

 

Bulletin de l’Union Départementale des syndicats Force Ouvrière de la Somme, décembre 2017.

 

 

 

L’année antérieure a été ponctuée par une forte mobilisation contre la loi travail. Nos treize journées d’actions n’ont pas suffi à faire abroger cette loi.

Le futur Président de la République avait annoncé lors de la campagne électorale la couleur sur les futures réformes qu’il souhaitait mettre en place, tout particulièrement les ordonnances sur le code du travail, celles-ci ont été signées puis publiées au journal officiel. Comme notre confédération l’a souligné, outre des garanties obtenues et des régressions que nous avons évitées, elles comportent de nombreux éléments inacceptables et constituent une véritable régression sociale que l’Union Départementale Force-Ouvrière de la Somme rejette.

Ces ordonnances s’inscrivent dans une logique néolibérale en vigueur dans le Monde et en Europe. Elles ne sont pas équilibrées. Les textes finaux comportent nombres de mesures inacceptables.

 

Concernant la fusion des IRP, elle se traduit par une diminution du nombre de délégués, un volume horaire de délégation en baisse et la suppression du CHSCT, ce qui est plus que problématique, le CHSCT étant la structure la plus crainte de nombre d’employeurs.

Dans toutes les entreprises où nous sommes présents, il va falloir négocier sur le droit syndical et militer pour obtenir plus de délégués que ne le prévoit le décret. Mais aussi la mise en œuvre de la mutualisation des heures et la possibilité de négocier plus de douze ans ou trois mandats pour la durée de ceux-ci.

 

Comme annoncé, les négociations vont se succéder, à venir l’assurance chômage et l’apprentissage. Pour les régimes de retraite, le gouvernement prévoit l’année 2019. De nouvelles règles qui risquent de peser sur les droits des salariés et demandeurs d’emploi en matière d’assurance chômage ou de formation professionnelle.

Notre Union départementale dénonce le choix du gouvernement d’accélérer la politique de baisse drastique des dépenses publiques en annonçant des mesures budgétaires et fiscales inefficaces, économiquement injustes et néfastes socialement.

Alors que le niveau de vie médian stagne depuis 2008 et qu’en dix ans un million supplémentaire de personnes sont sous le seuil de pauvreté, notre syndicat s’insurge contre les choix budgétaires et fiscaux du gouvernement qui vont organiser, un véritable transfert de richesses des plus modestes vers les ménages les plus fortunés.

La baisse annoncée de la fiscalité (ISF) sur les revenus financiers et son coût évalué à plusieurs milliards devront être compensées par de nouvelles mesures d’économies en dépenses publiques et notamment en dépenses sociales.

La hausse de la CSG, l’augmentation de la fiscalité dite écologique et la baisse des aides au logement (APL). Ces mesures auront des conséquences sur le pouvoir d’achat des ACTIFS et RETRAITES, ces mesures vont accroitre les inégalités.

 

Nous condamnons le versement des aides publiques, dont le CICE, aux entreprises privées sans ciblage, sans contrepartie, ni contrôle.

 

Bien entendu nous condamnons la suppression des contrats aidés, dont nous revendiquons le maintien, un courrier a été adressé à Monsieur le Préfet.

 

 

 

Nous constatons une fois de plus dans la Fonction Publique, que le dogme budgétaire l’emporte sur toutes réflexions de fond consistant à améliorer le service rendu aux usagers et les conditions de travail et de vie des fonctionnaires et agents publics. Par la suppression 120 000 postes d’agents sur le quinquennat.

 

 

 

Le gel de la valeur du point d’indice pour 2018 et l’augmentation de la CSG vont encore aggraver la perte de pouvoir d’achat des fonctionnaires (16% de perte depuis 2000). Force-ouvrière condamne également la restauration du jour de carence en cas d’arrêt maladie.

 

 

 

De même les groupements hospitaliers de territoires, sont synonymes de fermetures de services, d’hôpitaux publics et de suppressions de postes, remettant en cause l’égalité d’accès aux soins.

 

 

 

Pour l’Union Départementale FORCE-OUVRIERE de la Somme, c’est à travers l’augmentation du pouvoir d’achat des salariés, des fonctionnaires et des retraités - revendications prioritaires et immédiates – que l’activité, l’emploi et la croissance seront relancés.

 

 

 

Je vous souhaite de belles et heureuses fêtes de fin année entourés de votre famille.



 

 

 

                                                                           Le Secrétaire Général

                                                                          Jean-Jacques LELEU

                                                                      

 

                 Pour lire le bulletin intégralement, c'est ici.                                                      


 

 

 

 

 

 

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